Petit Journal :
sur mes tentatives d'édition
en ligne... et ailleurs.

En espérant que cela profitera au plus grand nombre !!!

Début de l'aventure : fin novembre 2007 (j'ai la wi-fi, je suis sur la TOIIIIIILE !)
Je voudrais faire éditer mes "œuvres" : les Ecrits de la Lucarne n'ayant reçu aucune réponse positive de la part des maisons d'édition "classiques", je passe par la Société des Ecrivains...
Au début, ça paraît si bien...Surtout pour une novice comme moi...
Leur réponse a été très rapide : un gros OUI !!!
Complètement enthousiaste, je remets la lecture à plus tard. J'ai bien fait : j'aurai au moins eu quelques heures de "bonheur".
Ils acceptaient de m'éditer... pour la modique somme de 3000 euros(roman de 170 pages)!!!
Evidemment, à ce prix là, ils ne risquaient pas grand-chose.
Hallucinant.

J'ai donc essayé ensuite Editeur Indépendant et Edilivre.

Fin décembre, la Société des Ecrivains m'a rappelée : apparemment, ils ont des contrats moins onéreux sous le coude... Mais c'est encore trop cher (1000 euros !!!).

Mi-Janvier : le comité de lecture d'Editeur Indépendant a retenu mon roman Tanabata.
Le contrat a l'air honnête, mais seulement 10% du prix de vente, et à partir du centième exemplaire : pas très bien payé. Reste à voir la diffusion...
Au cas où, j'ai également envoyé mon manuscrit à deux-trois maisons d'édition "classiques" mais sans trop y croire.

Pour les Ecrits de la Lucarne, j'opte pour Lulu : au moins, c'est gratuit (la Société des Ecrivains est la seule à l'avoir retenu, et pour cause : à 3000 euros, ils peuvent se le permettre...)
Et c'est vraiment très facile à faire : à présent, j'ai ma propre vitrine de vente.
En revanche, côté promo, zéro...
Et les forums ou groupes rattachés sont presque tous anglophones...

Réflexion faite, Lulu, c'est juste pour soi : on a sa petite vitrine, mais personne n'achète... puisque tout le monde est là principalement pour vendre !
Alors, à part des petits malins qui proposent des échanges : genre j'achète ton livre si tu achète le mien, ou ceux qui refilent leurs œuvres à leur famille ou à leurs potes...
Le principal avantage des "vrais" éditeurs, c'est bien sûr la promo.
Ici, à part un forum francophone... Et des tentatives (avortées ?) pour être présent au Salon du Livre...

Fin Janvier :  j'ai eu un contact très agréable avec Editeur Indépendant, pour mon roman Tanabata : d'après certains sur Lulu, c'est de l'arnaque, mais ne sont-ils pas un peu partiels ?
Voici en tout cas un lien (un peu périmé, vu les dates des salons proposés ?) allant dans ce sens :
http://tout.pour.auteur.free.fr/pages/50.html.
Cependant, Editeur Indépendant est jeune (deux ans), il est possible qu'ils aient progressé, et ce que j'ai pu voir de ceux qui ont publié chez eux était plutôt encourageant.
La politique d'Editeur Indépendant, c'est de cibler le quartier ou la région, d'organiser des séances de dédicaces avec les libraires locaux, de publier des annonces dans des journaux locaux. Et, selon eux, le fait que les auteurs ne soient payés qu'à partir du centième exemplaire serait une incitation pour qu'ils s'investissent pleinement dans leur promo.
En tout cas, curieusement, le même jour et un peu plus tard, Edilivre acceptait mes Ecrits de la Lucarne. Peut-être pour achever de me décider ? Les deux maisons ne font en effet qu'une : éditions AParis.
Mais la politique d'Edilivre semble beaucoup plus primaire - à moins de payer des suppléments : en gros, ils publient le livre tel quel, pas de corrections orthographiques ou de syntaxe, pas de couverture personnalisée, et sans doute peu de promo.
Alors, je revois une dernière fois mon manuscrit : encore pas mal de modifs en vue...
C'est le problème quand on se relit : on ne voit pas toujours ses fautes, et en plus, moi, je trouve toujours de nouvelles choses à modifier. Serait-ce sans fin ? Non, juste avant les vacances de Février, j'envoie la version définitive, avec le contrat.

Résumé provisoire : deux adresses correctes pour éditer ses livres sous compte d'éditeur: Editeur Indépendant, et Edilivre.

Editeur Indépendant est plus exigeant, mais effectue les corrections, relectures, etc ; son contrat est sur 3 ans, avec possibilité d'être repris par un autre éditeur (sous conditions), et rémunération de 10% à partir du 100ème exemplaire uniquement.

Edilivre est beaucoup plus "cool" (la preuve, ils ont accepté mes Ecrits de la Lucarne), mais n'effectue aucune correction gratos : il faut donc avoir une version définitive et nickel ; leur contrat peut être résilié sous préavis de trois mois, n'importe quand. Rémunération de 10 % dès le premier exemplaire, simplement, tant qu'on n'a pas gagné 75 euros, on n'est pas payé.

Bref : il ne faut certainement pas compter là-dessus pour se faire du fric (le mieux pour cela est certainement Lulu, à condition de se trouver des acheteurs, ce qui n'est pas gagné - et il faut faire son numéro ISBN tout seul, si on veut être référencé dans les librairies en ligne, mais ça, ça ne sert pas à grand-chose tant qu'on est un illustre inconnu)
En revanche, ce n'est peut-être pas si mal pour se lancer, se faire un peu de pub, mettre un pied dans le panier de crabes.

La suite au prochain numéro : les contrats sont signés, mais pour l'instant, pas de nouvelles (cela fait un petit mois, donc d'ici un mois, je devrais en avoir...)


Début Avril : je recontacte Editeur Indépendant par mail car certaines choses me paraissent bizarres : je suis répertoriée chez Editeur Indépendant pour mes deux ouvrages, mais pas d'ouvrage chez Edilivre, sur mon compte.
Apparemment, les choses suivent tranquillement leur cours. Simplement, Editeur Indépendant fait à présent partie (depuis le début de l'année ?) d'Edilivre, section "coups de cœur".

La suite au prochain numéro !!!

En attendant, voici un petit coup de gueule :

LE DILETTANTE DILETTANTE ?
J'avais envoyé l'année dernière mes Ecrits de la Lucarne un peu partout, dont à cette maison d'édition.
Ils n'avaient pas aimé mais s'étaient fendus de quelques critiques ciblées.
Donc, cette année, j'avais réitéré avec Tanabata.
A peine deux semaines après mon envoi, j'ai eu la surprise de recevoir une lettre dont je vous cite l'extrait écrit à la main - le reste n'étant qu'une banale lettre de refus type :
"Devant la quantité de manuscrits reçus chaque jour, nous n'avons pas le temps de relire des auteurs que nous avons refusés. Nous sommes désolés".
Pas autant que moi !!!
Ami auteur, prends garde : tu n'as droit qu'à un essai : refusé une fois, tu le seras toujours !!!

16 Juin 2008 : Tiens, et si je me lançais dans un second coup de gueule ?
Résumé des faits : Mardi 10 juin, je reçois le BAT pour Tanabata, censé avoir été revu et corrigé par l'équipe éditoriale.
Premier constat : ils ont enlevé tous les sauts de paragraphe, mon texte en est devenu incompréhensible : on passe d'un personnage à l'autre sans crier gare...
Je gueule légèrement, ils me renvoient un truc dans la journée (après m'avoir proposé de refaire moi-même tous les sauts, ce que j'ai naturellement refusé !). Je relis en diagonale, marque les sauts de page oubliés, corrige quelques trucs au passage (quand je relis, faut toujours que je corrige... ), renvoie les corrections sur la feuille idoine.
Puis je me remets à la relecture du BAT des Ecrits de la Lucarne : pour l'instant, j'ai un peu bataillé sur la quatrième de couverture, mais comme on m'a signalé (merci Agathe !) quelques bugs résiduels dans le texte, je prends mon courage à deux mains et entame une relecture complète. Tout à coup, arghhhh... Je m'aperçois qu'ils n'ont pas conservé le saut entre le 12ème et le 14ème chapitre : il ne devait pas y avoir de 13ème chapitre dans la première partie, il suffisait de lire le texte pour comprendre pourquoi... D'autre part, des tirets sont apparus (sans doute des tirets de coupure pour passer à la ligne ?) dans des mots pourtant en plein milieu de ligne.
Alors, un doute m'étreint. Je relis plus attentivement le BAT de Tanabata, on ne sait jamais... Et là, horreur : des fautes qui n'étaient pas présentes sur l'original (je n'aurais jamais écrit "Quelque chose s'est passée"!!!) : j'ai vérifié par acquit de conscience, elles n'y étaient effectivement pas. Et des phrases au sens dénaturé : messieurs les correcteurs ayant trouvé bon d'omettre parfois un pronom - pourtant indispensable, etc.
Si c'est pour passer mon manuscrit au crible d'un correcteur d'orthographe, je l'ai déjà fait, et moi, au moins, je sais m'en servir !!!!

Résumé de la situation : deux manuscrits sur les bras, à passer au peigne fin...
La suite au prochain numéro...

15 août : ça y est, le tapuscrit de Tanabata est enfin délivré de tout bug (enfin, j'ai fait de mon mieux, on va dire...)
Ca n'a pas été très facile, plusieurs allers-retours par mail - des fautes non corrigées ou mal corrigées, mais à force de patience, on arrive à tout !
Je n'ai toujours pas eu de proposition de couverture, ni de résumé de l'ouvrage. Allez : on va espérer que le tout sera prêt pour la rentrée ?
Pour les Ecrits de la Lucarne, même topo, sauf que le délai de réaction est plus long. Mais bon, vu que là, il n'y a pas de couverture à pondre, ni de résumé, je pense que cela sera peut-être prêt également pour la rentrée, espoir, espoir...
Je n'aurais jamais imaginé que le travail de correction serait aussi long, et aussi fastidieux. Seule, je serais allée bien plus vite, mais d'un autre côté, j'aurais été certainement moins attentive : là, une fois que le BAT sera accepté, plus de retour en arrière possible. Aussi, je peux garantir à mes futurs lecteurs un ouvrage sans fautes ni bugs - à moins qu'on ne m'en rajoute à la dernière minute !!!

20 septembre : j'ai enfin donné mon accord pour la publication des Ecrits : ouf !!!
Le dernier mois a été épique : à chaque fois, ils ne corrigeaient que la moitié des choses, mais ça a fini par converger... La semaine dernière, c'était donc entièrement révisé - sauf que je me suis aperçue qu'ils avaient repris leur numérotation pour mes chapitres, en mettant un chapitre XIII dans la première partie alors qu'il ne doit pas y en avoir un - cela se comprend en lisant le chapitre XII, et je le leur avais déjà fait corriger une fois... Bref, je le leur dis, ils mettent une nouvelle semaine à faire cette dernière correction - et là, je m'aperçois qu'ils ont également ôté le chapitre XII dans la deuxième partie - mais l'ont conservé dans la troisième partie, bizarrement. Heureusement, vu que je le leur ai fait remarquer assez sèchement, ils n'ont mis qu'une journée à rétablir enfin correctement la chose.
Bref, cette fois, c'est parti, et les Ecrits devraient enfin bientôt être en vente !!!

Reste à savoir si ça va intéresser quelqu'un...

Pour Tanabata, on est sur la dernière ligne droite : la réalisation de la maquette de couverture. Rien d'extraordinaire, mais j'essaie simplement d'obtenir quelque chose d'à peu près correct, j'espère que cela sera fait la semaine prochaine, car décidément, tout cela prend beaucoup plus de temps que prévu.

Les Ecrits de la Lucarne sont désormais en vente, depuis le 22/09/08.
Pas de problème pour rajouter des trucs au laius du profil, et apparemment, tout se passe bien à la vente.
Pour Tanabata, j'ai été reçue aujourd'hui (07/10/08) chez Edilivre, j'ai pu ainsi mettre un visage sur mon interlocutrice, décidément fort sympa, de la collection Coup de coeur. Je lui ai donc reparlé en direct de mes impressions (le côté peu pro des corrections, etc.), et, surtout, nous avons abordé le problème de la promo du (ou des) livres : j'avais reçu la semaine dernière un courrier d'Edilivre me proposant d'acheter des cartes de visite et des exemplaires "à prix avantageux" pour démarcher les librairies... Et j'avais répliqué un peu vertement par mail que si c'est uniquement cela qu'ils envisageaient d'entreprendre pour faire ma promo, j'aurais pu le faire sans l'aide de leurs services. Bref. Nous avons donc mis tout cela à plat. Le fait de rencontrer mon interlocutrice Edilivre m'a redonné un peu confiance, je l'avoue, en le sérieux de leurs services. Plusieurs initiatives sont déjà programmées, dont une journée de dédicace (bon, pas dans une librairie du 6ème arrondissement...), une interview (!!!), le démarchage de journaux locaux pour obtenir un article ou au moins un encart, le démarchage des libraires du quartier dont je lui ai fourni la liste, et, bien entendu, le Salon du Livre au printemps prochain.
D'autre part, elle n'a vu aucun inconvénient, bien au contraire, à ce que je fasse en parallèle la promo des Ecrits de la Lucarne (qui ne font pas partie de la sélection Coup de Coeur : trop bizarres, sans doute).
C'est important pour moi, car ces deux livres forment un tout, reprennent les mêmes thèmes sous des formes différentes, que les Ecrits sont une excellente introduction à Tanabata... et que Tanabata permet de relativiser les choses en ce qui concerne les Ecrits.
C'est donc avec un optimisme renouvelé que je pars en quête de nouvelles possibilités de promo.
A commencer par les cafés-bars à orientation artistique dont mon petit quartier regorge...

La suite au prochain numéro !!!

Début Février 2009 : le nouveau numéro est carrément moins enthousiaste ; aucune réponse à mes mails, aucune nouvelle, rien depuis que le contrat définitif a été signé.
Mon "interlocutrice sympa" semble s'être évanouie dans la nature.
Bref, l'"arnaque" se confirme, quoique l'on ait vu pire : après tout, je n'ai rien déboursé. Et la vitrine d'Edilivre-Editeur Indépendant est tout de même la plus efficace de celles que j'ai pu tester. Mais, pour résumer : ne comptez pas sur Edilivre pour en faire plus ! Côté promo = zéro à part cette vitrine de vente, je n'ai plus eu de nouvelles ni de l'interview, ni de la séance de dédicace, ni... de quoi que ce soit.
Pour mon recueil de poésies, j'ai donc suivi la voie de quelques amis, et ai choisi The Book Edition : là, on fait tout soi-même (ce qui n'est pas forcément plus mal, au moins on n'a pas à corriger les erreurs des autres !!!), on fixe son prix de vente avec sa petite marge, et on n'a rien à payer non plus.
Seul hic : la visibilité. Apparemment bien moins efficace que la vitrine d'Edilivre, si j'en crois mes statistiques.
Et pas d'ISBN.
Donc, en gros, comme Lulu.

Avril 2010 : J'en ai assez du statu quo, je décide d'envoyer un mail à Edilivre pour leur demander de résilier le contrat pour les Ecrits de la Lucarne, et en profite pour leur demander la date exacte de fin de contrat pour Tanabata (contrat censé durer 3 ans, pour la collection "coup de coeur"). A ma grande surprise, il est possible de résilier les deux dès maintenant. Aussi tôt dit, aussitôt fait, non sans avoir pris la précaution de demander la confirmation écrite de la fin de mes contrats. Je suis à présent de nouveau libre de disposer de mes écrits comme bon me semble...

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